Externalisation RH: vers un changement de modèle?
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Externalisation RH: vers un changement de modèle?

Temps de lecture 3 minutes

«Pour une entreprise, l’externalisation des ressources humaines (RH) consiste à confier une partie de ses opérations à un prestataire. Rémunération, recrutement ou formation, les activités RH sont de plus en plus nombreuses à s’externaliser. Ce phénomène est-il synonyme d’une restructuration de la fonction ?

 
A l’inverse de la sous-traitance, qui renvoie à une relation à court terme, l’externalisation implique un rapport étroit entre l’entreprise et son prestataire. Maîtriser les coûts, se libérer des tâches opérationnelles, accéder à de nouvelles compétences… Les raisons de se tourner vers l’externalisation RH, également appelée « outsourcing », sont légion. Et si cette approche permettait d’entamer un processus transformationnel ? Analyse.

 

RH : une fonction sous pression

 
La fonction RH est au centre des préoccupations. Si la transformation digitale, initiée par l’émergence des nouvelles technologies, a joué un rôle déterminant dans son repositionnement, c’est le marché qui a initié cette mutation. A l’instar des autres fonctions, les ressources humaines sont soumises nolens volens à des exigences de productivité. De fonction support, les services RH doivent désormais être générateurs de valeur ajoutée. Cela implique l’ensemble de la chaine de valeur : du recrutement, à la gestion du personnel en passant par la formation.

Dans chacune de ces différentes missions, le responsable RH doit ainsi s’efforcer de créer de la valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes : les employés, la direction et les clients de l’entreprise. Y parvenir implique de placer la fonction sur deux axes : les opérations pour assurer les besoins à court terme de l’entreprise et de ses employés et la stratégie pour doter l’organisation d’une vision tournée vers l’avenir.

La mise en place de ce modèle nécessite pour le DRH de revêtir différentes casquettes. A la fois expert administratif, partenaire stratégique et agent de changement tout en veillant aux intérêts des employés : la fonction est kaléidoscopique. S’il est évident que tous ses rôles sont essentiels, il l’est moins de savoir s’ils devraient tous être joués en interne. Le rôle opérationnel tend à prendre une place importante dans le quotidien des services RH et les éloigne de leur axe stratégique. Plus particulièrement, il semble exister un conflit entre les attentes stratégiques et les attentes opérationnelles qui complexifie la réalisation du rôle global de partenaire d’affaires. Dès lors, comment résoudre les tensions entre le rôle opérationnel de la fonction RH et son rôle stratégique ?

 

Externaliser pour libérer la fonction RH 

 

Deux facteurs sont censés libérer la fonction RH: d’une part, les technologies et d’autre part, l’externalisation des activités opérationnelles. A cet égard, l’externalisation de certains services RH pourrait bien constituer un levier permettant à l’entreprise de gagner en compétitivité. Sur le terrain, les entreprises sont nombreuses à faire appel à des sociétés dédiées à la gestion de la paie, le recrutement et la formation. A titre d’exemple, des prestataires prennent de plus en plus en charge la formation. Son externalisation permet aux services RH de se concentrer sur des tâches plus stratégiques. Citons le développement des compétences, la définition des besoins ou la création de solutions d’apprentissage innovantes.

De la même manière, l’externalisation de tout ou partie du processus de recrutement permet notamment d’en réduire la durée. Ce temps gagné contribuera naturellement à améliorer l’expérience candidat et à renforcer la marque employeur.

Faire le choix de l’externalisation est avant tout dicté par une volonté de recentrage vers le cœur de métier de l’entreprise. Il s’agit ainsi davantage de donner une vision stratégique à la fonction RH. L’entreprise garde en interne les décisions managériales et délègue à son prestataire la mise en œuvre administrative de sa politique. En d’autres termes, l’internalisation et l’externalisation s’entremêlent, sans toutefois que les attributions du département RH se vient de leur contenu.

L’enjeu pour la fonction RH réside dans sa transformation afin de fournir des services à forte valeur ajoutée et à moindre coût. En externalisant ses opérations, elle peut ainsi accompagner au mieux les transformations dans l’écosystème qu’est l’entreprise. Dans ce nouveau paradigme, l’outsourcing RH se positionne tel un instrument transformationnel qui permet d’opérer un changement organisationnel et stratégique.

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